
Homélies des dimanches version imprimable 3eme Dimanche de Carême C Luc 13. 1-9
Le Seigneur, ce matin, nous a conduits jusqu’ici. Nous avons quitté nos préoccupations, nos soucis, pour nous réunir et prendre un moment pour nous tourner vers notre créateur, devenu en Jésus, notre frère, notre compagnon pour nous ouvrir un chemin de vie. le Seigneur Dieu ne cesse de prendre l’initiative de la rencontre avec nous. Appelant l’humanité à l’existence avec lui. C’est aussi notre Dieu et Créateur qui le premier voit notre misère, entend nos cris, connais nos souffrances, C’est Dieu qui nous envoie un nouveau Moïse : Jésus qui descend pour nous délivrer, nous parler « Je suis avec vous chaque jours jusqu’à la fin du monde » nous dit Jésus, Jésus, l’Envoyé de notre Dieu, vient nous délivrer du mal et nous faire monter vers une terre de compassion, de miséricorde, de pardon, de joie, de bonheur dans son amour. Cette terre qu’il veut nous donner, c’est un cœur nouveau qu’il nous offre, un cœur de chair, celui de Dieu lui-même en Jésus. En nous envoyant Jésus pour être avec nous : Dieu révèle son engagement irréversible avec l’homme: je Suis le Dieu de tes Pères, je suis avec vous, je serais dans votre histoire. Nous ne sommes donc jamais seuls pour avancer dans la vie et grandir. Par cette initiative de Dieu, nous envoyer Jésus, Dieu révèle à l’humanité qui il est vraiment. Un père totalement solidaire de ses enfants, qui persévère à les porter dans ses bras et sur son cœur malgré toutes les blessures que nous lui infligeons. A l’image d’une maman gardant dans ses bras son enfant qui lui tord le nez, lui met les doigts dans les yeux, lui tire les cheveux…Dieu ne nous abandonne jamais. Il espère que nous allons enfin nous tourner vers lui. Par Jésus notre Sauveur, Dieu nous manifeste son vrai visage de Père: Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d'amour ; Comme le ciel domine la terre, fort est son amour pour qui le craint. C’est notre Dieu qui nous aime le premier, viens chez nous, pour nous conduire chez lui. C'est-à-dire dans sa vie son amour. Jésus est depuis toujours cette présence vivante de Dieu le Père à Moïse, à Israël, à chacun de nous ici présent et à toute notre humanité. Saint Paul l’affirme aux chrétiens de Corinthe : en parlant de Moïse et d’Israël : tous, ils ont bu à la même source, qui était spirituelle ; car ils buvaient à un rocher qui les accompagnait, et ce rocher, c'était déjà le Christ. Aujourd’hui c’est toujours par Jésus que Dieu nous appel à nous ouvrir à son amour, son pardon, et à sortir de l’esclavage du mal, de la haine, de l’orgueil, de l’égoïsme, du culte de l’argent et de la gloire, des pouvoirs, de la vengeance pour que nous parvenions à la liberté des enfants de Dieu, la liberté du pardon, la paix, l’amour, l’espérance… Ce n’est pas dans un cèdre magnifique ou un chêne vénérable mais dans un pauvre buisson ordinaire que Dieu c’est manifesté à Moïse. C’est par l’humble humanité du Christ ressuscité présent dans notre quotidien, ceux qui nous entoure, que Dieu réalise sa venue dans notre histoire et nos existences, se rend présent à toute notre vie, nos souffrances, notre mort pour nous ouvrir un chemin inconnu de nous : le chemin de son amour. C’est dans l’épineux buisson de notre humanité que le Seigneur vient manifester sa miséricorde et son pardon. Le Royaume de Dieu est au milieu de vous nous dis Jésus. Jésus nous l’a solennellement promis : JE SUIS avec vous chaque jours jusqu’à la fin du monde. « Un feu ! Je suis venu le jeter sur la terre ! Et comme je voudrais que déjà il soit allumé ! nous dit Jésus. Un baptême ! J’ai à être baptisé ! Et combien je suis oppressé jusqu’à ce qu’il soit accompli ! » nous dit Jésus. Dieu notre Père, en Jésus, nous montre son amour, sa bonté sa miséricorde. Cet amour de Dieu pour nous est ce feu qui brûle sans détruire. Malgré la révélation de son amour depuis Moïse et surtout avec Jésus, nous sommes encore trop souvent tentés de juger les autres, particulièrement certains pays pauvres et de penser que certains serait de plus grands pécheurs que nous, méritant un châtiment et que Dieu serait un juge implacable qui les condamneraient. Jésus viens nous révéler au contraire la patience de Dieu qui espère que nous allons nous convertir pas en accueillant enfin son amour, sa tendresse pour chacun de nous. Jésus nous rappel l’urgence de nous convertir, de nous tourner vers Dieu. Sinon nous périrons tous de la même manière, c'est-à-dire sans connaître l’amour de Dieu et sa bonté. Jésus nous appel ce matin à nous ouvrir vraiment à la tendresse de Dieu et à croire à sa bonté et à sa patience et à croire qu’il n’est pas un Dieu de condamnation mais de pardon de miséricorde et qu’il est urgent de l’accueillir pour notre bonheur, ceux avec qui il nous donne de vivre et de Dieu lui –même qui nous attend les bras ouvert. Si quelqu’un m’aime il gardera ma parole. Mon Père l’aimera et nous viendrons chez lui. La Révélation de Dieu faite à Moïse, aux contemporains de Jésus, à Saint Paul, à St François continue pour nous aujourd’hui en ce carême 2010. Aujourd’hui le Seigneur Jésus vient vers nous. Jésus ne nous a pas abandonné il est aujourd’hui avec chacun de nous. Comme la nuée dans le désert Dieu, en Jésus notre Seigneur, nous ouvre le chemin de la solidarité, du partage, du pardon, de la miséricorde, de la vie pour nous et tous ceux qu’il nous donne de rencontrer Dieu ne nous a pas parler dans un buisson, mais en Jésus, ne s’est pas manifesté dans un feu mais dans l’amour qui anime ceux qu’il nous donne de rencontrer sur les routes de nos vies. Frère Alain Gautier |